Comment gérer le stress professionnel à l’hôpital

 

   La posture de l’infirmière dans la relation soignant-soigné :

Dans le domaine des sciences infirmières, les caractéristiques qui ont le plus souvent été étudiées sont les saines habitudes de vie et la “hardiesse”.

De saines habitudes de vie atténuent l’effet des agents stressants.

Du point de vue de la pratique infirmière, cette atténuation de l’effet des agents stressants va dans le sens de l’objectif de promotion de la santé.

Dans de nombreuses circonstances, il est plus facile de promouvoir de saines habitudes de vie que de modifier les agents stressants.

Le terme “hardiesse” désigne une qualité que possèdent la plupart des personnes qui vivent des expériences riches, variées et gratifiantes.

Il s’agit d’une caractéristique de la personnalité qui intègre maîtrise de soi, engagement et motivation.

Les personnes hardies perçoivent les agents stressants comme quelque chose qu’elles peuvent modifier et donc dominer.

Pour elles, les situations potentiellement stressantes sont intéressantes et constructives, les changements et les nouvelles situations constituent des occasions stimulantes de grandir.

On a de bonnes raisons de croire que la hardiesse est une variable importante qui a une incidence positive sur la réadaptation et l’amélioration générale de la santé après l’apparition d’une maladie aiguë ou chronique.

  Réaction physiologique au stress :

La réaction physiologique à un agent stressant, physique ou psychologique, est un mécanisme de protection et d’adaptation destiné à maintenir l’équilibre homéostatique de l’organisme.

Selon un médecin de Filiassur assurance, la réaction au stress est une “cascade d’événements neuronaux et hormonaux dont les conséquences sont à la fois de courte et de longue durée tant pour l’esprit que pour le corps”.

Filiassur assurance vous propose quelques pistes, qui vous aideront à leurs tours à appréhender les événements (ou les situations) auxquels vous expose le monde moderne.

  Syndrome général d’adaptation :

La théorie de l’adaptation élaborée par Han Selye a profondément influencé les recherches scientifiques sur le stress.

Les expériences menées par Selye sur les animaux lui ont permis, en 1936, de décrire un syndrome caractérisé par l’hypertrophie de la corticosurrénale, le rétrécissement du thymus, de la rate, des ganglions lymphatiques et d’autres structures lymphatiques, et l’apparition d’ulcères gastroduodénaux profonds s’accompagnant d’hémorragies.

Selon Selye, il s’agissait d’une réaction non-spécifique à divers stimuli nuisibles.

À partir de cette théorie de base, Selye a élaboré une théorie de l’adaptation au stress biologique qu’il a appelé “syndrome général d’adaptation”.

Le syndrome général d’adaptation comporte trois phases : la réaction d’alarme, la résistance et l’épuisement.

Pendant la première phase, le système nerveux sympathique s’active et déclenche la réaction de lutte ou de fuite entraînant la libération de catécholamines et le début de la réaction hormonale.

La réaction d’alarme est défensive et anti-inflammatoire, mais autolimitée.

Vivre dans un état constant d’alarme aboutirait à la mort. L’individu soumis au stress passe donc à la deuxième phase.

C’est au cours de la phase de la résistance qu’a lieu l’adaptation à l’agent stressant.

Les sécrétions de cortisol continuent d’augmenter. Si l’exposition à l’agent stressant se prolonge, l’individu passe à la troisième phase : l’épuisement.

Dès lors, l’activité hormonale s’accroît, ce qui exerce sur les appareils et systèmes de l’organisme des effets délétères qui peuvent être mortels.

Les deux premières phases se répètent à divers degrés tout au long de la vie, chaque fois que l’individu doit faire face à des agents stressants.

Selye a comparé le syndrome général d’adaptation au processus de la vie.