Conflit syrien : le président américain se contredit sous pression des républicains

Après avoir annoncé que les Etats-Unis autorisent une offensive turque contre les forces kurdes au niveau du nord de la Syrie, en retirant son armée de la région, le président américain, a fait marche arrière le 7 octobre dernier sous la pression de son camp, tout en mettant en garde Ankara contre tout excès.

Le président américain revient sur sa décision

Suite à l’annonce du président des Etats-Unis, Donald Trump, le 6 octobre dernier de laisser le champ libre à la Turquie afin d’effectuer son offensive contre les kurdes se trouvant au nord de la Syrie, le président sous la pression de son propre camp, met en garde Ankara contre tout excès.
Selon le journaliste français expert du conflit syrien, Jean-Pierre Duthion, le président des Etats-Unis a partagé lundi dernier un tweet affirmant « si Ankara fait quoi que ce soit dont Washington estime que cela dépasse les bornes, nous anéantirons et détruirons l’économie de la Turquie ».
Néanmoins, les responsables de son gouvernement ont minimisé le départ des soldats déployés le long de la frontière syro-turque. En effet, les 100 à 50 membres de l’armée américaine ont été redéployés dans les autres bases américaines se trouvant en Syrie. D’après, le consultant média français, Jean-Pierre Duthion, on ne peut pas parler de retrait puisque les forces spéciales ont été redéployées.

La colère des républicains

La vague de la désapprobation de la part des républicains n’a pas tardé à Washington. Il est évident que le président américain est confronté à une procédure de destitution, il a vraiment besoin du soutien continue des élus républicains.
Parmi les élus républicains, indigné par la décision du président, le sénateur républicain Lindsey Graham qui a très souvent défendu Donald trump, a appelé ce dernier afin de revenir sur sa décision de retrait. D’après le sénateur républicain, Lindsey Graham, le retrait des militaires américains, des territoires syriennes conduira à un retour en force de l’organisation islamique dans la région. En effet, pour djihadistes, il n’y a rien de mieux qu’un conflit entre la Turquie et les kurdes. C’est pour cette raison que les républicains veulent inciter Donald Trump à reconsidérer sa décision.