Avec l’épidémie de Covid-19, y a-t-il un risque d’annulation du jeûne du mois de Ramadan ?

Les musulmans sont entrés ce vendredi 3 avril dans le mois de Chaabane, huitième mois du calendrier islamique, situé juste entre Rajab et Ramadan. C’est un mois sacré en Islam. Mais en pleine crise de Covid-19, pire ennemi de la planète, leurs habitudes religieuses et leur quotidien se retrouvent complètement bouleversés.

Une vie spirituelle d’autant plus chamboulée depuis la mise en place des mesures de confinement liées à l’épidémie du coronavirus, le jeudi 19 mars, qui rend trop difficiles, certaines pratiques.

Tandis que de nombreux événements régionaux, mondiaux et locaux, sont reportés ou annulés suite au nouveau coronavirus, apparu en décembre dernier en Chine, principalement à Yuhan, quelles peuvent être les conséquences pour la pratique des cultes religieux ? Et particulièrement, le jeûne du Ramadan qui, selon les calculs astronomiques, devrait débuter mi-avril ?

Si le confinement dure pendant le mois de Ramadan, les salles de prières resteront-elles fermées ?

La religion à l’épreuve du Coronavirus. Le Ramadan 2020 va survenir dans un contexte de crise sanitaire. Le président du Conseil Français du Culte Musulman, Mohamed Moussaoui, a appelé, dès le 20 mars, après l’interdiction de tout rassemblement de plus de 500 personnes, à suspendre provisoirement les prières collectives, notamment la grande prière du vendredi. “La situation sanitaire l’exige… Le confinement et l’épidémie de Covid-19 ne sont pas un frein à la pratique du jeûne”, ajoute-t-il.

Ce dernier invite les croyants pratiquants français à se tenir informé auprès des autorités préfectorales et sanitaires de leur département sur les mesures à prendre au sein de leur culte. Le seul et l’unique problème que devraient rencontrer ces derniers, ce sont les rassemblements. Il faudra ainsi se contenter de prier à la maison en famille.

Pour rappel, la Grande Mosquée de Paris a annoncé sa fermeture temporaire pour limiter l’expansion du virus.
Des mesures de précaution ont aussi été prises dans les diocèses catholiques (territoire relevant de l'autorité spirituelle d'un évêque), les prélats invitant particulièrement à “vider les bénitiers (un bassin ou une vase)” dans les Églises.

“Tant que le confinement durera, les activités quotidiennes devront – obligatoirement – avoir lieu sans rassemblement”, prévient Emmanuel Macron, le président de la République française.